
La Brasserie Popihn, c’est l’histoire d’Arnaud Popihn, un passionné de bières qui décide en 2016 de transformer une ancienne grange familiale en une brasserie ultra-moderne à Vaumort, en plein cœur de l’Yonne. L’objectif est clair : proposer des bières houblonnées de haute volée, en utilisant les céréales cultivées sur place pour garder un vrai lien avec le terroir.
Pour lancer le projet, il s’associe avec Gunther Oltra, brasseur amateur talentueux, et ensemble, ils affinent leurs recettes, testent des houblons, et posent les bases d’une brasserie qui va très vite faire parler d’elle. Leur style ? Des Pale Ale et IPA ultra fraîches, hyper aromatiques, avec un travail chirurgical sur les houblons. Résultat : en 2017, leurs premières créations arrivent sur le marché et explosent tout, notamment dans les bars craft parisiens.
Mais Popihn ne s’arrête pas là. En parallèle de ses bières modernes, la brasserie se lance aussi dans les fermentations mixtes et spontanées. Et pour ça, il faut du matos adapté. Un coolship (grande cuve ouverte où le moût refroidit en captant les levures sauvages de l’air), des fûts pour faire vieillir les bières… tout est mis en place pour explorer ce style ancestral. Le résultat ? Des bières complexes, évolutives, où le temps et la nature font leur boulot.
En 2019, Gunther décide de prendre son propre envol et cofonde la Brasserie Prizm à Montpellier, en collaboration avec Julien Du Tremblay de GuruBeer. Chez Prizm, c’est full houblon, full haze, un héritage direct du travail commencé chez Popihn.
Aujourd’hui, Popihn est une référence incontournable de la scène craft française, avec une capacité à brasser aussi bien des NEIPA ultra juteuses que des bières barriquées d’une complexité folle. Bref, une brasserie qui prouve que l’innovation et la tradition peuvent avancer main dans la main. 🍻
Une NEIPA, c’est quoi exactement ? Et une Hazy IPA ?
Une NEIPA, pour New England India Pale Ale, c’est une IPA qui met les arômes du houblon au premier plan, avec une bouche toute douce ! Le style est né en Nouvelle-Angleterre, aux États-Unis. La Heady Topper de The Alchemist est souvent citée parmi les bières qui l’ont inspiré.
Déjà, visuellement, elle ne passe pas inaperçue : une robe jaune paille à légèrement orangée, trouble, parfois presque opaque. Et au nez comme en bouche, ça part souvent sur les fruits tropicaux, les agrumes ou les fruits à noyau. 🥭🍊
Ce qui plaît à beaucoup de monde, c’est ce mélange : beaucoup de houblon, mais une amertume généralement moins marquée en bouche que dans une American IPA classique. La texture est ronde, souple, parfois soyeuse. L’avoine ou le blé peuvent contribuer à cette sensation. Attention quand même : « fruitée » ne veut pas forcément dire sucrée, et l’amertume n’a pas disparu !
Alors, quelle différence entre une NEIPA et une Hazy IPA ? Pour le BJCP, aucune. Le nom officiel du style est Hazy IPA (21C) ; New England IPA et NEIPA sont deux autres façons de l’appeler. Ce n’est donc pas une petite catégorie cachée à l’intérieur des Hazy IPA : on parle du même style.
Bref, si tu me dis « j’aime les NEIPA, mais je n’aime pas les IPA », je vois très bien ce que tu veux dire ! Tu aimes probablement les IPA fruitées et douces, mais moins celles dont l’amertume prend toute la place. La NEIPA reste une IPA… et c’est justement toute la beauté de cette grande famille. 🍺
T’es pas d’accord ? Bah vas-y, appelle moi qu’on papote !