
La Brasserie La Débauche, c’est l’histoire d’Églantine et Aurélien, un couple qui, en 2013, décide de tout plaquer pour brasser des bières comme ils en rêvaient. Elle était prof de lettres, lui maréchal-ferrant. Autant dire qu’on est loin du CV classique de brasseur. Mais c’est justement ça qui fait la différence.
Leur idée ? Briser les codes, casser les routines, et envoyer des bières qui claquent autant par le goût que par le look. Chaque étiquette est une œuvre d’art à part entière – ils bossent avec des tatoueurs, des illustrateurs, des artistes en tout genre. Résultat : avant même d’ouvrir la canette, t’as déjà envie de l’aimer.
En 2018, la brasserie grandit et s’installe au 13 rue des Lignes, toujours à Angoulême, dans un lieu plus grand avec une taproom pour faire découvrir leurs créations et organiser des bons moments entre gens qui aiment le houblon.
Niveau production ? Ils envoient du lourd : plus de 200 recettes, une capacité de 20 000 hectos par an, et un terrain de jeu où tout est possible – du stout ultra gourmand à la sour bien barrée. Et ils se sont même lancés dans le sans alcool, avec Spunky, une gamme bio qui reste dans la même veine : du goût, du fun, du vivant.
Et puis en 2023, changement de cap : La Débauche est reprise par la coopérative Océalia. Aux manettes maintenant, Jean Carrère, présent depuis six ans dans la boîte, qui connaît tout sur le bout des doigts. Son taf ? Continuer à faire de La Débauche un laboratoire créatif, tout en s’appuyant sur du solide pour aller encore plus loin.
Aujourd’hui, c’est une équipe de 29 passionné(e)s qui continue de repousser les limites de la bière artisanale. Et si tu passes à Angoulême, va faire un tour à la taproom. Tu verras ce que "débauche" veut vraiment dire. 🍻
Une NEIPA, c’est quoi exactement ? Et une Hazy IPA ?
Une NEIPA, pour New England India Pale Ale, c’est une IPA qui met les arômes du houblon au premier plan, avec une bouche toute douce ! Le style est né en Nouvelle-Angleterre, aux États-Unis. La Heady Topper de The Alchemist est souvent citée parmi les bières qui l’ont inspiré.
Déjà, visuellement, elle ne passe pas inaperçue : une robe jaune paille à légèrement orangée, trouble, parfois presque opaque. Et au nez comme en bouche, ça part souvent sur les fruits tropicaux, les agrumes ou les fruits à noyau. 🥭🍊
Ce qui plaît à beaucoup de monde, c’est ce mélange : beaucoup de houblon, mais une amertume généralement moins marquée en bouche que dans une American IPA classique. La texture est ronde, souple, parfois soyeuse. L’avoine ou le blé peuvent contribuer à cette sensation. Attention quand même : « fruitée » ne veut pas forcément dire sucrée, et l’amertume n’a pas disparu !
Alors, quelle différence entre une NEIPA et une Hazy IPA ? Pour le BJCP, aucune. Le nom officiel du style est Hazy IPA (21C) ; New England IPA et NEIPA sont deux autres façons de l’appeler. Ce n’est donc pas une petite catégorie cachée à l’intérieur des Hazy IPA : on parle du même style.
Bref, si tu me dis « j’aime les NEIPA, mais je n’aime pas les IPA », je vois très bien ce que tu veux dire ! Tu aimes probablement les IPA fruitées et douces, mais moins celles dont l’amertume prend toute la place. La NEIPA reste une IPA… et c’est justement toute la beauté de cette grande famille. 🍺
T’es pas d’accord ? Bah vas-y, appelle moi qu’on papote !