La brasserie SMASH, la craft rennaise qui rigole pas

Smash, c’est une jeune brasserie rennaise créée fin 2022 et dont les premières bières sortent réellement en 2023.
Et à la base, l’histoire est assez marrante parce que le projet ne vient pas simplement d’un brasseur qui s’est dit : « Tiens, je vais ouvrir une brasserie. »
Derrière Smash, il y a notamment Jean-Louis Serre et Roman Le Furaut, déjà à la tête de plusieurs bars et bistrots rennais. L’idée de départ de Jean-Louis Serre est toute simple : plutôt que de continuer à vendre de la bière industrielle dans ses établissements, pourquoi ne pas carrément fabriquer ses propres bières, localement ?
Bon bah banco, ils montent une brasserie.
Et pour faire de la bonne bière, ils vont quand même chercher Antonin Gourdault-Montagne. Le mec a passé cinq ans chez Gallia à Paris avant de rejoindre Prizm à Montpellier, où il s’est notamment spécialisé dans les grosses bières craft à l’américaine. Autant dire qu’en matière d’IPA et de houblon, il avait déjà un peu bossé le sujet.
À partir de fin 2022, ils montent donc la brasserie quasiment de zéro à Rennes, du côté de la route de Lorient. Et ils ne font pas vraiment les choses à moitié : salle de brassage de 10 hL, doubles brassins possibles, fermenteurs jusqu’à 40 hL et même une centrifugeuse Alfa Laval.
Le but est assez clair : avoir la créativité d’une petite brasserie craft, mais être capable de produire proprement, régulièrement et en quantité.
Et c’est aussi pour ça que Smash fonctionne avec deux gammes.
D’un côté, les permanentes : des styles plutôt classiques, faits pour être bus toute l’année et notamment alimenter les bars du groupe.
Et à côté de ça, les éphémères où ils peuvent beaucoup plus se lâcher : NEIPA, Double NEIPA, West Coast, Sour, grosses doses de houblon, collabs et autres joyeusetés.
Et finalement, je trouve que c’est ça qui résume assez bien Smash.
C’est une brasserie toute jeune, mais qui n’a jamais vraiment eu le fonctionnement d’une petite brasserie qui démarre avec trois casseroles dans un garage. Ils sont arrivés directement avec du gros matos, un réseau de bars pour écouler de la bière et surtout un brasseur qui avait déjà fait ses armes chez Gallia et Prizm.
Bref, ils avaient quand même légèrement préparé leur coup !